« J étais le plus triste jouet qu il puisse exister. Insouciant du mal qui l entoure, mais pas dépourvu de sentiments. Un amusement ne développant pas l éveil, non, juste comme les gosses l aimeraient : pour le plaisir de pouvoir le détruire, ce jouet. Mais profiter d un jouet avec émotions incluses, ça devait être encore mieux : le voir pleurer, le voir se tordre de douleur, le voir saigner, et surtout le voir avoir peur. L étiquette le prouve, ce jouet c est du luxe, du vrai, surtout quand on sait qu il est incapable de parler. » Jeune auteure, Amandine Fairon a imaginé ce roman empreint d une maturité étonnante dans lequel une femme adulte raconte l inceste commis par son père. Se projetant en cette âme blessée, elle raconte la douleur, le sentiment profond de solitude et la violence inhérente au drame.