Valentine est belle, très belle. Valentine est séduisante.
Valentine est enfantine, souvent naïve... à la limite de la frivolité.
Victor est sous le charme. Victor est amoureux.
Victor est sensible, fragile, parfois tourmenté... à la limite de
la gravité.
Ces deux-là vont nous jouer la partition d'un amour en quatre
saisons, sur des registres où on ne les attend pas.
Valentine aime l'été. Victor aime l'automne.
Mais ils composent ensemble un rythme aux couleurs de
l'Ardèche, aussi pur que profond, aussi aérien que rude. Et se
rejoignent tous deux dans les mots du corps, un érotisme effréné,
à faire pâlir de désir, à faire rosir de plaisir...
«Je te réveille d'ici, à la forestière, contre un arbre, entre résine
et rosée...»
Ce récit est celui des mots qui se disent, des mots qui
s'écrivent, et celui des mots qui s'envoient en l'air...
Mais c'est aussi, et surtout, celui des mots qui se taisent, qui se
devinent, trop longtemps retenus par un jeune garçon qui s'autorise
aujourd'hui, pour lui, pour elle, pour nous, à les pleurer...
Fleur bleue s'abstenir, ces larmes qui couleront ne sont pas
faites d'eau de rose.