En un siècle d'exploitation
minière, la vie locale
s'est trouvée totalement
bouleversée. Au milieu
du XVIIIe siècle, Littry n'est
qu'un petit bourg agricole.
Très vite, la mine fait
naître un second centre
au carrefour des routes
de Bayeux, Isigny-sur-Mer
et Balleroy : le Bourg-de-la-Mine. L'exploitation de l'ancien
bassin de Littry s'organise autour de trois puits principaux
communiquant entre eux : Sainte-Barbe, Saint-Georges et
Frandemiche (actuel emplacement du musée). Situé au coeur
de l'ancien bassin, le Bourg-de-la-Mine prend petit à petit le pas
sur les autres hameaux : les bâtiments de la direction de la mine
y sont d'abord établis ; une chapelle des mineurs est aménagée
dans un ancien bâtiment de pompe à feu en 1804 et un marché
agricole, fondé en 1823, y prend de plus en plus d'ampleur.
Vers 1835, autour de la mine, le réseau des chemins et routes
est achevé grâce à l'action du directeur Philippe-Guillaume
Lance, également maire et conseiller général, qui mobilise
des financements du conseil général du Calvados. Malgré le
déclin de la mine à partir des années 1850-1860, le Bourg-de-la-Mine
reste vivant grâce à son nouveau rôle de marché
et de passage obligé. Aujourd'hui, le visiteur du musée peut
parcourir ce bourg en découvrant quelques sites et monuments
qui témoignent de ce passé minier.