Chaque homme revendique une place singulière. Cette visée d'autonomie peut parfois conduire à l'individualisme et la solitude. Or l'homme est né pour la relation. C est par les autres qu'il s'enracine, se déploie, s'enrichit. Cette dimension, le libéralisme l'ignore pourtant. Comment alors faire société ? Essentielle, la bonne articulation entre le " je " et le " nous " est au coeur du christianisme. Aujourd'hui, l'Eglise se trouve devant de nouvelles questions comme celles concernant l'annonce de l'Evangile dans la culture de ce temps, sa gouvernance, la sexualité. Les poser, ce n'est pas rallier des modes. C'est appeler un approfondissement. On ne rencontre pas Dieu en désertant le monde des libres hommes. La foi est ouverture. Faire sienne cette foi, c'est répondre à l'invitation qui est faite à chacun dans sa singularité d'entrer dans une relation inouïe avec Dieu, ce Dieu qui est Amour. " Avec l'incarnation, Dieu est entré en fraternité ", (Ch de Chergé, prieur de Tibherine) La plus belle tâche est de poursuivre.