D'origine persane par son arrière-grand-père paternel, Alexandre Kasem-Beg, dont «la famille faisait partie de l'élite gouvernante de la Russie impériale», fonda en émigration le mouvement politique «Jeune Russie» dont l'un des slogans était «Ni Blanc, ni Rouge, Russe». Après avoir été relâché du camp du Vernet d'Ariège, où, soupçonné de sympathies prosoviétiques, il avait été interné en 1940, Kasem-Beg émigra avec sa famille aux Etats-Unis. En 1956, il fut l'un des derniers «retournants», leurré et sauvé à la fois par le Patriarcat de Moscou, où il termina sa carrière mouvementée en jouant un rôle obscur mais important dans les contacts œcuméniques.
«S'appuyant sur une vaste documentation inédite... Mireille Massip a brossé un portrait vivant de Kasem-Beg et de son milieu social, culturel et politique... Elle nous montre un homme de talent et de grand charme personnel qui se voulait chef de mouvement, mais qui en privé était tiraillé et angoissé par son statut marginal et une ambition inassouvie... A travers... la biographie d'Alexandre Kasem-Beg, que Mireille Massip a reconstituée avec minutie... le lecteur de ce livre entraînant participe directement à l'histoire du monde occidental et russe dans la période de l'entre-deux guerres, de la Seconde Guerre mondiale et de la «guerre froide». Lecture fascinante et instructive qui donne ample matière à réflexion sur une période dramatique et mouvementée si proche de nous...». Marc RAEFF, Bakhmeteff Professor Emeritus of Russian Studies, Columbia University.
«J'estime ... qu'il est essentiel que ce livre voie le jour, car il éclaire un pan mal connu de l'histoire contemporaine et qu'il dresse le portrait d'un homme énigmatique, à la fois illuminé, ambitieux et naïf, nourri de patriotisme et de religion, à la frontière entre deux conceptions de la Sainte Russie. Vous avez accompli un travail gigantesque et nécessaire». Henri TROYAT, de l'Académie Française.