«L'auteur ne prétend pas être historien ; en choisissant cette
fresque de l'histoire de Carthage, il a tout simplement tenté,
en tant que pédagogue, de joindre enseignement et divertissement.
L'authentification ne saurait, par conséquent, être la clef de
voûte de ce travail, le souci majeur de l'auteur ayant été de présenter
une histoire d'amour tragique, connue de tous, dans un
contexte à la limite du légendaire - la deuxième guerre punique
- avec le caractère d'un événement vécu.
Parce qu'il vise surtout à faire découvrir l'arrière-scène du passé,
qui apporte quelque clarté sur l'environnement de l'Histoire,
ce récit est, comme les autres romans de l'auteur, dans une large
mesure, didactique. S'il n'est pas le reflet exact de l'Histoire, il
n'en est pas moins une émanation. Critique indirecte du temps
présent, il en offre peut-être une vue quelque peu idéalisée,
voire déformée, mais qui, en définitive, peut servir de base à
d'utiles réflexions.
L'auteur, évidemment, compte beaucoup plus sur l'imagination de
ses fidèles lecteurs que sur la cohérence de son oeuvre pour s'assurer
de leur participation.» Sophonisbe, la gloire de Carthage (avant-propos).