Recyclivre, l'occasion fait le lien

Voguer vers la modernité : le voyage à travers les genres au XVIIe siècle

Sylvie Requemora
  • 22/03/2012
  • Sorbonne Université Presses
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Couverture de Voguer vers la modernité : le voyage à travers les genres au XVIIe siècle par Sylvie Requemora

Résumé

Voguer vers la modernité

Lier la littérature, dans la diversité de ses genres, au voyage, conçu comme thème et comme structure narrative, permet d'analyser la topique de l'homo viator à la fois dans sa réalité, à travers des récits de voyage authentiques, et dans ses traitements littéraires, à travers la production romanesque, théâtrale et poétique du XVIIe siècle. Le corpus étudié couvre une période qui s'étend de la fin du XVIe siècle jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, depuis Montaigne et Léry jusqu'à la traduction des Mille et une nuits de Galland, en passant par de grandes oeuvres comme Polexandre, Ibrahim, Le Bourgeois gentilhomme, Bajazet ou Les Aventures de Télémaque, et par des oeuvres moins connues (relations de voyageurs, récits de flibustiers, tragi-comédies, ballets, romans baroques, voyages imaginaires, utopies, etc.). L'espace géographique considéré couvre les quatre points cardinaux (Indes orientales et occidentales, Laponie, Barbarie, Cafrerie) et privilégie l'outremer par rapport au voyage en Europe. La première partie s'attache à la lettre même des textes recensés, afin de mettre en valeur la vérité littéraire de cette inter-influence entre voyage et littérature en dégageant des arts poétiques viatiques mixtes. La seconde confronte l'écriture à l'imaginaire de l'ailleurs, le texte à la culture de son contexte à travers l'étude des images, de la cartographie allégorique et de notions telles que la curiosité, le merveilleux, le vraisemblable, les stéréotypes, pour arriver à préciser les fonctions du voyage. La dernière partie essaie de penser les sens idéologiques que le voyage prend au XVIIe siècle (réflexions sur l'Autre, soi, l'État, le droit, la religion, la nature humaine). L'interférence des écritures et des imaginaires s'avère être le lieu privilégié de la compréhension d'une certaine « modernité » du XVIIe siècle, créant et métamorphosant des genres en fonction d'expériences et d'idées nouvelles.

La Sorbonne éditeur-imprimeur depuis 1470

En 1470, Jean Heynlin, prieur de la Sorbonne, installe, dans le cadre universitaire, la première imprimerie française. L'atelier, animé par les prototypographes Ulrich Gering, de Constance, et Michel Friburger, de Colmar, imprime en Sorbonne les ouvrages destinés à la communauté universitaire : classiques latins et ouvrages d'érudition pour les étudiants et leurs maîtres. Ce fut l'origine de l'édition en France.

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