«Chanter n'est pas jouer. Chanter n'est pas convaincre
non plus. Chanter, c'est être au fond de soi ce qu'on a
peur d'offrir à quelqu'un qui refuserait le cadeau.
Je chante comme si c'était la dernière fois. Et chaque
fois c'est la dernière fois, chaque fois c'est un déchirement.»
J. G.
Vingt ans qu'il hante les scènes de Paris et d'ailleurs,
d'Olympia en Bataclan et de Cabaret sauvage en
Francofolies. Entre blues et tango, entre miel et soufre,
entre ciel et terre. Vingt ans de rage et d'outrages, de vie
et de mort, de noir et de blanc. De danse, de violence et
de vérité.
Qui veut faire l'ange fait la bête. Aujourd'hui, Jean
Guidoni fait l'écrivain. Il parle de lui, de ses scènes, de
ses désirs, de ses proches et de ses spectres. Ces mots
sont les siens : âpres, tendres, impudiques ; mais son
autobiographie est la nôtre. Comme l'écrit Hugo
Marsan, «il réussit le paradoxe de raconter sa nuit et
d'éclairer les zones d'ombre de notre propre vie».