Christophe Aranos est Nigérian et vit depuis trente ans en
Allemagne. Il partage la vie d'une Allemande, Natalia Horn,
et s'apprête à l'épouser. La fille d'Aranos, Lucy, bientôt
quatorze ans (et donc pénalement responsable de ses actes)
est née en Allemagne. Mais elle ne jouit pas de la nationalité
allemande. Or, Lucy, en pleine révolte, est une vraie terreur.
D'aucuns - essentiellement des militants d'extrême droite -
attendent impatiemment que la justice allemande puisse la
juger et l'expulser. En attendant, ils sont prêts à s'en prendre
à Natalia.
C'est alors que le chemin de Lucy croise par hasard celui
du commissaire Tabor Süden, un commissaire non conformiste
et révolté, qui évolue au sein de la onzième brigade de
police de Munich, en charge des affaires de disparitions.
Le Droit du sang fait écho à des problématiques communes
à bien des pays européens - dont la France. Droit du sang
contre droit du sol. Une particularité qui confère à la trame de
cette histoire d'aujourd'hui une densité très réaliste à laquelle la
presse allemande a rendu hommage.
«Les romans d'Ani sont remplis de ces personnes qu'on
appelle les petites gens et la manière dont il en parle leur
confère, même si le mot paraît fort, de la dignité. Avec du
suspens en prime», avait souligné le Süddeutsche Zeitung.