Le Songe, comme toute pièce, repose sur un équilibre fragile, entre fixité du texte écrit et éphémère de la mise en scène. Mais elle ajoute à cette contradiction l'impression que l'éphémère lui est intrinsèque. La vérité ne s'y construit qu'à force de se contredire, dans la mouvance même d'une instabilité permanente. Au cœur de cette pièce, de cette comédie, c'est l'humanité qui se joue, ou la comédie qui se joue de l'humain, éphémère par nature. Les articles réunis ici annoncent, par leur qualité, l'émergence en France d'une nouvelle génération de shakespeariens. Dans le sillage de leurs prédécesseurs, ils enrichissent, par leur compétence, un domaine susceptible encore de nombreux développements.