Une cascade de pièces en tous genres jouées par des acteurs polyvalents passant, dans la même soirée, de l'opéra au vaudeville, de l'opéra-bouffe à la comédie, de l'opérette à la tragédie. Des directeurs de troupe besogneux prodigant une partie de leur temps à quémander des aides de toute nature à la municipalité afin de présenter une programmation capable de satisfaire un public amateur de belles voix et avide de nouveautés. Des autorités - maire, préfet, ministre - tiraillés entre le désir de soutenir ce moyen exceptionnel de culture et de communication qu'est le théâtre et la crainte qu'il ne soit l'occasion d'agitations incontrôlables. Tous ces aspects de l'activité théâtrale à Limoges au XIXe siècle, tels qu'ils apparaissent à la lecture des journaux locaux et de nombreux textes d'archives, sont à l'image de la société limousine de l'époque et permettent de suivre l'évolution des mentalités dans une petite bourgade semi-rurale devenue, en un siècle, le plus important centre industriel au sud de la Loire.
Gravures et croquis satiriques, pris dans les revues du temps, servent d'illustration.