Résumé
Extrait du quatrième de couverture
La lecture de l'ouvrage de Roland Moreau est très révélatrice à ce sujet : l'apparence coquette et chatoyante d'Espelette ne saurait (historiquement) faire illusion. Certes, une « agréable variété » caractérise ce village : du Latsa, ruisseau « grossi de plusieurs autres », qui « sillonne » la localité, au château imposant dressé sur une éminence, en passant par l'église qui possède l'un des plus beaux portails du pays, « vaste vaisseau de style labourdin », les maisons blanches et fleuries, aux boiseries de couleur, ou divers attraits locaux, comme le piment qui anime le hachoa et la pipérade et les pottoks en liberté dans la montagne. Mais l'histoire que retrace ici l'auteur ne ressemble qu'en partie (coutumes locales, pelote basque associée au sentiment religieux) à cette convivialité patrimoniale. Les origines d'Espelette, prestigieuses et guerrières, se confondent, en effet, avec celles de la famille d'Ezpeleta - dont le premier seigneur fut don Aznar (cité en 1059) - associée, dès cette époque, aux plus puissants barons de Navarre. Les seigneurs d'Ezpelata possédaient un palais à Pampelune et des biens dans la vicomté de Labourd, défendus par le château d'Espelette, érigé à cette fin précisément. Il leur fallait préserver des intérêts substantiels de chaque côté de la frontière : et Jean Ier d'Espelette (XIIe siècle), Alphonse d'Elpezeta (XIIe et XIIIe) (qui eut dans sa descendance lointaine Ignace de Loyola), Garcie Arnault II... © Micberth
Caractéristiques