L'enfer et l'horreur vécus par le soldat commencent dès la construction de la tranchée, signe d'une guerre de siège, et se poursuivent au cours des différentes étapes de la vie qui s'est façonnée tout au long de ce boyau. La vie s'organise. Militaire, elle contribue à la préparation aux combats, par la formation des hommes, l'entretien des matériels, l'aménagement des réseaux de couloirs de communication et trouve son paroxysme lors des combats en côtoyant la mort. Quotidienne, elle est constituée de moments de détente, la prière, la messe, la réception et l'écriture du courrier, l'échange de vœux, malgré les rudes conditions d'existence avec les harcèlements de l'ennemi, les rats, la vermine et les intempéries qui transforment les galeries en un immense océan de boue. Une visite du cadre très particulier de la vie du soldat de la grande guerre de 1914-1918 s'enchaîne au travers d'une collection de près de 280 cartes postales qui retracent fidèlement le quotidien du " poilu " grâce à des moments pris sur le vif ou dessinés avec réalisme et sans fard. L'enfer des tranchées prenait fin le 11 novembre 1918.