"Les pieds chaussés de brume, Victor arpentait le pont de la péniche, en robe de chambre écossaise, son bol de café au lait chauffant les paumes de ses mains, guettant l'éclosion du soleil par-dessus les toits de la capitale des Gaules. Il inspira profondément. Une belle journée s'annonçait, entre loup et chien... " Une belle journée ? Ce lundi 11 septembre 2001, tandis que deux tours jumelles s'écroulent dans un nuage de poussière et de cendres, deux frères jumeaux quinquagénaires, Emile et Victor, voient leur monde s'effondrer pareillement. Moins bien amarrés que la péniche où ils se blottissent dans les moments cruciaux aux côtés de leur père, rester debout sera leur combat et leur honneur. A leurs côtés dans la tourmente, deux bienveillantes, Violette et Mado, femmes au coeur tendre et à l'âme d'airain, font figure d'anges gardiens. Avec un sens acéré du suspens psychologique et le talent d'amortir les coups du destin par la suprême politesse de l'humour, Pierre Monier dévoile la vraie beauté au coeur de ces personnages bourlingués et meurtris, marionnettes chahutées mais dignes et toujours attendrissantes. " Dans le courant de ce roman-torrent qui nous emporte, tout est vrai, juste et touchant. Chaque rebondissement, chaque cascade donne le frisson, comme lors de la révélation d'un secret de famille déchirant. On est soulevé par les pages relatant la tragédie du patriarche, d'une force littéraire remarquable. Emmenés par le flot des émotions, on se surprend à pagayer plus vite, à accélérer le rythme de la lecture et à tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire. L'art littéraire de Pierre Monier a atteint les cimes des Alpes ! Il joue et déjoue, il touche et fait mouche. On n'a qu'une envie en refermant son livre : rencontrer son auteur pour lui exprimer le bonheur d'avoir partagé avec lui la passion de la vie et de l'amour, la sincérité, mais aussi la complexité des choses du coeur chez les êtres humains. Arlequinades est un beau et grand roman. De la pointe de sa plume, son auteur atteint l'âme de chacun d'entre nous. Et on en sort plus vivant que jamais."