Ils le cherchent sans le chercher. Ils l'ont vu sans le voir. Fausse course à l'héritage au sortir de l'étude notariale, oui, mais vraie résurgence de la mémoire familiale qui tourne autour de l'atelier 1 rue Jacques-Coeur. Les maîtres de l'aiguille, en broderie d'or ou de soie ont choyé leur meilleur client, l'Empereur Napoléon en personne, et son gilet brodé fut relique pour tous, comme pour Augustin Picot, l'Oncle Tintin, pour servir son Buonaparte bien-aimé. Tintin et son fameux culot ! Aurait-il été jusqu'à oser ? Non, quand même pas... mais si, puisque le gilet est là. Dans des livres de comptes, des papiers, des lettres ou dans des cahiers de souvenirs ? Peut-être, mais qu'importe : le voilà ! Marie Brocard, qui dirigeait le grand atelier de restauration de tapisserie et de broderie, a choisi ici un canevas tout en finesse pour y broder son premier roman. Avec humour et au rythme d'un thriller, son enquête nous conduit, de fil en aiguille, jusqu'à la résolution d'une énigme quasi historique.