Jean Tillet
Ne cherchez pas dans ce texte une histoire logique. C'est une suite de fantasmes merveilleusement écrit d'une plume à la fois hardie et pudique, qui décrit sous un éclairage cru les rêves ou les fantasmes assouvis d'une mystérieuse dame « d'A ».
Celle-ci ne vit pas pour le sexe et par le sexe. Au tout début de son récit, elle offre son cul à de robustes jeunes gens dans un local minable. Elle ne s'attarde pas et retrouve la maison attenante à un cloître ou elle vit avec une gouvernante tout aussi obsédée qu'elle. Hommes ou femmes, c'est une sarabande sulfureuse de rencontres où la Belle Dame se déguise, change de personnalité, se plonge dans les milieux les plus différents avec comme unique objectif, comme elle le confesse elle-même, « trouver de la viande ».
Il n'y a dans ce récit, ni amour ni sentiments ni logique même. Simplement une quête du plaisir sexuel sous ses formes les plus basiques.
Par la précision des termes et l'atmosphère à la fois gaie et désespérée de ces « tableaux vivants », on pense à « Trois filles de leur mère » de Pierre Louÿs.