Les Français l'appellent par son petit nom, «Ségolène», mais nul ne peut
prétendre la connaître vraiment. La Dame blanche, en effet, s'épanouit
dans la brume.
La fille de fer a donné à voir son enfance de sabre et de goupillon, sans
préciser qu'elle avait, à 19 ans, engagé une bataille judiciaire contre son
père. La femme de guerre s'est gardée d'avouer que son féminisme s'inspirait
de Jeanne d'Arc. La mitterrandienne a encore dissimulé que son
socialisme puisait ses racines dans l'Évangile. En quelques apparitions,
elle a campé un personnage familier et pourtant mystérieux. Quand
Madame Royal s'expose, c'est toujours pour mieux se dissimuler. Les éléphants
eux-mêmes, à l'intuition si fine, l'ont compris trop tard, et à leurs
dépens.
Madame Royal, la première biographie de Ségolène Royal, dévoile les
ressorts intimes de cette combattante politique qui n'a pas renoncé à
briguer l'Élysée.
Une enquête libre, incisive, qui explore aussi bien ses compétences
insoupçonnées que ses lacunes surprenantes et sa manière si personnelle
d'exercer le pouvoir.