"Ecris, j'te dis ! qu'elle me crie... D'ailleurs, t'écris déjà des conneries, alors ECRIS !". C'est au nom de notre grande amitié en effet que j'ai écouté les conseils de Gégé ; il faut avouer qu'elle m'a bien inspirée car c'est de sa vie qu'il s'agit et croyez-moi, je me suis bien amusée à narrer des souvenirs de son passé, ses épopées rocambolesques, nos simagrées toujours burlesques... Et pourtant, ma copine Gégé n'a pas été épargnée par les tourmentes et les vicissitudes de la vie, mais elle a franchi tous les obstacles et s'en est très bien sortie... comme après la mort de Léo, son mari, son héros... "Pas le temps de pleurer, s'est-elle dit, je dois me dé-car-ca-sser... à la mémoire de Feu Léo... l'Homme le plus beau, le plus costaud, avec sa peau d'abricot et ses gros biscottos"... Cet homme, en effet, qui prenait un malin plaisir à chanter à sa dulcinée pour la faire craquer : Si tu veux faire mon bonheur, Sacrée Gégé, si bien plan-tée ; Si tu veux faire mon bonheur, Gégé, conduis mon tracteur... Et elle craquait la Gégé... Sacrée Gégé !