« Nous sommes arrivés devant Belfort, nous allions enfin libérer notre Alsace. La lutte était dure. Les Allemands restaient bien organisés. Il n y avait pas de débandade dans leur repli. Il a fallu six jours de bataille acharnée pour prendre Belfort. J avais fixé le fanion sur l aile avant de ma jeep pour nous faire reconnaître s il était là. Mais on ne le vit pas. Où était-il ? Et la progression continua en Alsace. Lorsque nous nous arrêtions dans un village, quelques-uns de nos gars faisaient prévenir leurs familles et c étaient des retrouvailles émouvantes, on les croyait morts en Russie ou prisonniers, ce qui n était pas mieux. On regrettait l absence de Paul, il aurait aimé voir la joie de ses hommes qui grâce à lui retrouvaient leurs familles. »