Jeune apprenti mécanicien brestois, André
Fichaut rejoint le mouvement des Auberges de la
jeunesse au lendemain de la seconde guerre
mondiale. Il y rencontre le mouvement trotskiste
et en devient un militant qu'il restera jusqu'à ce
jour, attaché à défendre les intérêts des exploités.
Militant syndical sur les chantiers navals puis
à l'EDF, il est, dans les années 1950, membre du
PCF et pratique l'entrisme dans le parti stalinien.
C'est une véritable odyssée dans le mouvement
ouvrier de ces années-là qu'il nous raconte ici,
avec ses joies, ses peines et ses drames.
Il quittera le PCF en Mai 68 pour participer à
la fondation de la Ligue communiste.
Cette autobiographie politique et sociale qui
court de l'après-guerre aux années 1980 en
passant par Mai 68, est aussi une histoire du
mouvement ouvrier brestois. Une histoire
personnelle qui se confond avec celle du plus
grand nombre.
«À 75 ans, l'avenir m'attend», conclut celui
qui aujourd'hui encore n'a pas renoncé à
changer le vieux monde.
«C'est un militant qui aime la lutte
révolutionnaire, les copains, la nature et les
huîtres, bref un militant normal qui veut
renverser un ordre social anormal. C'est un
ouvrier et c'est maintenant un écrivain et ça le
fait marrer», Alain Krivine.