Quarante ans ont passé depuis qu'à l'âge de 18 ans, Isabelle Valour quitte son village. Elle remonte le temps et nous raconte son père un homme vaillant, qui ne va jamais à reculons au travail, sa famille, ses voisins, les saisons, les couleurs du temps. Des histoires drôles, les joueurs de carte chez elle le dimanche après-midi, la descente de tout le village à la messe de minuit à la ville voisine, les feux de la Saint-Jean, la rue qui sert de cour d'école, le travail des champs. Toute cette grande famille que composent les gens du village où aujourd'hui la vie a bien changé. Les maisons ont refait toilette, mais sont devenues des cités dortoirs, où personne ne prend le temps de parler à son voisin, de le dépanner, de l'inviter à prendre un café. Nos familles étaient liées, s'intéressaient à la vie de chacun et s'épaulaient dans les coups durs et passaient de bons moments ensemble. Ce village respirait la joie de vivre, pourtant chacun avait son propre combat. Ne laissons pas s'installer ces solitudes, souriez à vos voisins et ils vous le rendront bien. La vie sera plus douce.