La dernière journée d'une vie peut-elle en révéler le sens ?
En ce matin de printemps, Victor des Ulmières pressent sa
mort, tandis qu'autour du domaine rôde Serge, son jeune protégé
avec lequel il s'est battu au couteau la veille. L'imminence
de la fin force Victor à une relecture lucide de sa vie, oscillant
entre passé et présent.
Lui revient sans cesse en mémoire sa famille trop pesante :
une mère tôt disparue ; un père dont il n'a connu que le mépris ;
une soeur, Aimée la bien nommée, véritable passion de sa vie ;
Vivien, un frère cadet haï... Dans sa rumination intérieure, cet
homme hanté par l'échec cherche à reconstruire sa vérité.
Et c'est en l'étrange compagnie de jeunes danseurs et musiciens
que Victor décide alors d'un événement qui lui donnera la
possibilité de traverser déceptions et fantasmes, de faire l'expérience
d'une joie fatale. De parachever ainsi sa vie «parfaite»...
«Par le même chemin je rentre en trébuchant. La lune
derrière moi me dénonce. Ma chemise, dans laquelle je serre
ma main, goutte sur le sol. Oh ! oui, on me trouvera, me
dis-je. C'est juste. Il est juste que Serge m'ait battu et que je
me sois battu contre Serge. Mais maintenant, il faut en
finir avec tout ça.»