Refuser d'être
un homme
pour en finir avec la virilité
L'identité masculine en tant que rapport social doit être transformer : tel est
le postulat de ce livre. L'identité sexuelle masculine, la pornographie, la suprématie
masculine et le militantisme profeministe, autant de questions qu'aborde cet ouvrage
devenu classique outre-atlantique.
Au-delà des « stéréotypes », John Stoltenberg montre l'investissement actif dans
le pouvoir sur l'autre instillé dans le rapport aux femmes et aux hommes, dans la
sexualité et le contrôle social de la procréation et en fin de compte, dans l'identité
sexuelle masculine elle-même.
Ce livre ouvre l'espoir d'un changement basé sur le consentement, la réciprocité
et le respect dans les relations entre les hommes et les femmes. Les hommes ont le
choix, nous dit John Stoltenberg, ils peuvent refuser l'identité masculine dominante.
Au moment où se multiplient les tentatives de restauration de la virilité (ébranlée
par le mouvement des femmes), sous le prétexte de rétablir les droits soi-disant
bafoués des hommes, il témoigne de la construction sociale de la virilité dans ses
différentes conséquences (viol, homophobie, chosification sexuelle, pornographie,
violente conjugale, militarisme et contrôle masculin de la procréation des femmes).
Ses coups de sonde trouvent dans la culture occidentale et dans le quotidien
des hommes - homosexuels comme hétérosexuels - des résistances et des
accointances au projet radical d'une véritable égalité sexuelle.
Cet essai traduit les idées féministes dans une vision du monde et une identité
morale que peuvent revendiquer et incarner sans fausse honte les hommes.