Pour une immoralité bien pimpante
Je ne serais jamais rédacteur dans un journal vertueux, à moins que je ne me convertisse ce qui serait assez drolatique. Au lieu de faire un prix Monthyon pour la récompense de la vertu, j'aimerais mieux donner une forte prime à celui qui inventerait un nouveau plaisir ; car la jouissance me paraît le but de la vie, et la seule chose utile au monde. Dieu l'a voulu ainsi, lui qui a fait les femmes, la lumière, les belles fleurs, les bons vins, les chevaux fringants, les levrettes, les chats angoras, qui nous accorde de faire l'amour en toute saison, ce qui nous distingue de la brute, beaucoup plus que l'usage de lire les journaux et de fabriquer des chartes. Mon Dieu que c'est une sotte chose que cette prétendue perfectibilité du genre humain dont on nous rebat les oreilles !
T.G.