J'ai vécu une tendre amitié littéraire, depuis longtemps déjà, avec Philippe Sollers, et avec Alberto Moravia de mai 1988 à septembre 1990.
Nous nous rencontrons à Paris ou à Rome et parlons de tout, de rien et de littérature, puisque chacun de nous trois a publié pendant cette période plusieurs romans. Ils m'aident dans ma création. Et moi... ai-je servi à ces deux hommes remarquables, intelligents, généreux, galants, de prétexte, de révélateur, d'occasion à leur dialogue d'abord sous-entendu... puis dévoilé enfin ?
Ce qui est sûr... l'un comme l'autre ont souhaité, pour Alberto Moravia qui les a corrigés et pour Philippe Sollers qui les a relus, que ces entretiens soient publiés.
Brigitte Chardin