Une cinquantaine d'anciens "Libyens" de la 1re compagnie de parachutistes débarqués en Grande-Bretagne durant le printemps 1943, renforcés d'évadés de France passés par l'Espagne et de volontaires venus du monde entier, forment, au sein de la brigade du Special Air Service, le 4e bataillon français de parachutistes qui reçoit l'appellation de 2e régiment de chasseurs parachutistes mais reste connu sous le nom de 4e SAS. Avec leurs camarades du 3e R.C.P. du commandant Conan, aux côtés des deux bataillons britanniques et de la compagnie belge, les paras de la France libre s'entraînent pendant un an en Angleterre et en Ecosse. Après le stage de saut chez les Polonais puis les Britanniques, ils portent les ailes et le parachute à croix de Lorraine. Largué dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 sur la Bretagne, le 2e R.C.P. est la première unité alliée à prendre part aux combats de la Libération. C'est peu avant minuit le 5 juin que le caporal Bouétard est tué. premier mort du débarquement. Au total environ 450 hommes autour du commandant Bourgoin, le Manchot, sont engagés. Le 18 juin, à Saint-Marcel, encadrant les bataillons de maquisards bretons, ils résistent aux Allemands. Ils sont de tous les combats de la libération de la Bretagne. Sur la Loire, début septembre, le régiment, désormais équipé de jeeps, poursuit le combat. La veille de Noél 1944; il est lancé, seul, au-devant des Allemands, dans la neige qui couvre les Ardennes belges. Il libère la ville de Saint-Hubert et sa région. Au pied de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, le 11 novembre 1944. le général de Gaulle, le fait compagnon de la Libération. C'est ce jour que pour la première fois le régiment arbore le béret rouge. L'histoire du régiment le plus décoré de la Deuxième Guerre mondiale. le seul qui ait gagné la fourragère rouge. avait été racontée par Henry Corta en 1952 dans les Bérets rouges. Ce livre reprend la partie du récit qui relate l'entraînement, la formation du régiment et son action au cours de la camp