Un volume broché de 304 pages, au format 16 x 24 cm, 44 illustrations noir et blanc. Couverture pelliculée en couleurs. Réimpression de l'édition de 1992. C'est aux « Barcelonnettes » que la vallée de l'Ubaye doit son cachet tout particulier. Les visiteurs non avertis s'étonnent de trouver tant d'opulence sur une terre si déshéritée quant à son sol et à son climat. « Le pays est pauvre, les habitants vivent péniblement, mais il y a les « Américains », leur répond-on, ceux qui sont allés faire fortune au Mexique, qu'on appelle là-bas les Barcelonnettes et qui viennent toujours passer l'été dans la vallée de l'Ubaye, leur pays natal ». L'émigration ésubienne au Mexique, qui contribue, d'une part à la richesse, de l'autre à l'appauvrissement de la vallée, est une émigration toute personnelle. Elle constitue un fait original dans l'histoire de l'émigration française. Elle n'est pas née d'un désir irraisonné d'aventures mais elle est l'héritage d'une longue tradition d'émigration temporelle, nécessitée par le sol ingrat et le climat rude, elle prit de l'ampleur par l'auto-recrutement : un « gavot « plus hardi que les autres arriva un beau jour au Mexique. Ses affaires prospérèrent rapidement et il attira, pour l'aider, parents et amis qui s'établirent ensuite à leur compte. Ainsi, de proche en proche, se constitua la petite colonie, évitant le plus souvent aux nouveaux arrivants les échecs et les souffrances de l'exil dans un pays inconnu et souvent hostile.