Cet ouvrage traite de la violence dans les romans publiés sous le nom de Vernon Sullivan, à savoir - la violence made in U.S.A.- toujours liée au racisme, puis, sous le nom de Boris Vian, la violence où les valeurs politiques, sociales et religieuses ont perdu toute raison d'être. Qu'il s'agisse de la violence individuelle ou collective, on constatera que Boris Vian est fortement concerné par l'interaction existant entre l'homme et son environnement physique. Cette situation culmine en images qui émanent des profondeurs de la conscience humaine : mythe et fantastique naissent de deux mondes, l'interne et l'externe, et intègrent cette violence aux conflits de l'homme qui se bat jour après jour pour survivre, ainsi qu'à ses explorations métaphysiques. C'est donc une lecture esthétique de cette lutte de Boris Vian avec ses propres perceptions qui mène le lecteur d'une violence brutale et photographique à une autre violence beaucoup plus sophistiquée et plus subtile : problèmes humains, celui de la frustration aussi bien quotidienne et routinière que celle des grands états d'âme.