Collection : MÉDITERRANÉE
dirigée par Robert ELBAZ et Joseph CHÉTRIT
Le Clézio est un écrivain qui dénonce, qui combat : le contenu de ses récits, réveillant les civilisations disparues qu'il met en relief par rapport à l'homme moderne, démontre l'échec de la technologie et de la science sur le plan de l'humanisme, tout en exprimant un fervent désir de retour à la vérité de la nature.
Différents critiques ont mis en lumière les principaux éléments fondateurs des récits le cléziens : le désert, le silence, la nature, sans toutefois les relier à la source qui les rassemble tous : la solitude. L'écriture de celle-ci reflètera toutes ses versions possibles. Car cette solitude ne donne-t-elle pas naissance à tous ces éléments qui ne sont en fait que ses propres composantes ?
Comment s'écrit la solitude dans l'oeuvre le clézienne ?
Et quelle solitude ?
Est-il question de sa présence comme élément de structure du roman ?
En quoi pourrait-elle se démarquer du thème « éternel » lié à la conditon humaine ?
Toutes ces questions mènent vers une autre question fondamentale : Qu'est-ce que la solitude redéfinie par l'écriture le clézienne ?
C'est sur cette interrogation que se base l'étude que voici.