Le savoir enseigné à l'école n'aurait que peu de
sens s'il ne visait, au-delà de son utilité
scolaire et sociale, à réconcilier l'enfant avec
le monde en lui permettant de faire face à ses
interrogations. Faire percevoir cela aux élèves
est l'un des défis importants de l'enseignement.
Un mémoire et un article de Marion Gilbert,
professeur des écoles, et un texte de Georges
Gardet, maître formateur en sciences, montrent
comment construire le sens des savoirs -
notamment autour d'expérimentations et de
débats scientifiques - en cycle 3. Un mémoire
d'Audrey Vallier, elle aussi professeur des
écoles, présente une démarche visant à faire
saisir aux enfants apprentis-lecteurs comment
et pour quoi on lit.
La problématique épistémo-anthropologique,
notion développée par Jean-Guy Caumeil,
maître de conférences à l'IUFM de Lyon,
sous-tend l'ensemble de ce volume : il s'agit
d'articuler la nature du savoir à enseigner -
la dimension épistémologique -, et le gain
d'éducation que représente l'apprentissage
de ce savoir pour l'enfant - la dimension
anthropologique. C'est donc à un enseignement
plus orienté par les démarches d'apprentissage
et par la construction des savoirs que l'on
convie ici.
Ces textes et les bibliographies qui les
accompagnent sont des outils précieux pour
repenser et retisser le rapport des élèves à
la connaissance.