«C'est curieux comme on a tendance à l'oublier,
mais parmi nous vivent encore des hommes et des
femmes à qui nous devons notre liberté. Le
14 décembre 1941, André Postel-Vinay, qui oeuvre
activement dans la Résistance, est arrêté par
la Gestapo et embastillé à la Santé. Il craint de
"parler" sous la torture. Il ne voit qu'une seule
issue : le suicide... Il a 30 ans.»
«Il raconte aujourd'hui - avec un savoureux
sens de l'autodérision, et l'art d'évoquer des choses
atroces avec une imperturbable bonne humeur - ce
qui s'est passé dans sa tête à ce moment-là : pas
tant le fait de peser le pour et contre que de savoir
comment s'y prendre. Se pendre ?»
«[...] Pareil livre laisse évidemment admiratif.
Et jette le lecteur dans un trouble profond :
qu'aurais-je fait à sa place ?... On le referme un peu
inquiet !»
Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné