Henri Morlighem a pénétré au
coeur des traditions orales
africaines, en particulier celles
des Baluba du Kasaï, et a mis
en lumière leur explication de
la formation de l'univers,
autrement dit, leur cosmogonie.
Avec la collaboration de Tiarko Fourche, il consigna cette
pensée avec minutie et probité dans ce livre qu'il a intitulé
«Une bible noire», et que les penseurs africains considèrent
comme un ouvrage de référence. En effet, le récit présenté est
un mythe fondamental, qui révèle aux hommes de l'Afrique
centrale un code de vie, avec des équivalents dans toute
l'Afrique, confirmant, si besoin en était, son unité culturelle
et philosophique. Cette Bible Noire est pour eux aussi
fondamentale que la Bible pour les juifs et les chrétiens ou le
Coran pour les musulmans, les Védas pour les hindous ou le
Popol Vuh pour les amérindiens, le Canon bouddhique, le
Canon taoïste ou les Classiques confucéens ...