* Auteur(s) : Jean-Charles Pichon * Editeur : Philippe Camby * Parution : 1982 à Paris * Langue : Français * Format : 1 volume broché, 14.5 x 20.5cm * Nbre de pages : 116 * Expédition : 180G. La plus banale des rencontres à la terrasse du café Le Dôme, à Paris, la romanesque ambiguïté de l’entretien, la fatalité de l'intrigue improbable entre la femme et l’homme que tout devrait opposer... Mais, également, l’écho d’un demi-siècle d’histoire : l’avant-guerre, l’occupation, l’existentialisme, le gaullisme, 68 et le maintien - ou le retour - de quelque chose qui survit aux âges révolus, comme le café lui-même. Puis, les vies, cinquante, cent, que l’auteur a croisées, rejetées ou accueillies sur ce mont du Parnasse, et les cinquante vies dont se compose la sienne, auxquelles survit de même quelque chose qu’il doit dire ou que la femme doit avouer, qui change et ne meurt pas. Pris à témoin et pris au piège d’une prose très rythmée et très dense, qu’éclaire à tout instant la précisibn des termes, le lecteur se sent conduit à dépasser le terme au-delà duquel s’instaure un étrange quotidien, dont la mort fait la trame et que le merveilleux. Journaliste, dialoguiste et romancier (13 romans de I945 à 1962), Pichon, le Celte, a renoncé, il y a vingt ans, aux ambitions littéraires pour édifier une théorie transhistorique des religions et des croyances, que l’histoire des vingt ans vérifie déjà. Mais, romancier de l’insolite ou philosophe de l’éternel retour, il poursuit, comme en dissidence, un discours autobiographique (de “La vie impossible” à “Un homme en creux") qui dénonce l’illusion de la personnalité et semble fonder le concept de communauté humaine sur la diversité que chaque être est en soi. “La terrasse du Dôme” appartient à ce cycle, soubassement d’une œuvre à laquelle chaque livre ajoute plus de richesse, de rigueur, de nécessité.