Il existe, pour ceux qui veulent étudier l'occultisme dans ses
diverses branches, une bibliothèque de plusieurs centaines de
volumes. Des publications techniques, il en a de tout genre, et
l'étudiant n'a que l'embarras du choix lorsqu'il en possède les
bases élémentaires.
Par contre, il existe très peu d'ouvrages pour débutant : en
général, le novice doit faire par lui-même sa première instruction.
L'immense oeuvre de Papus, ce "Balzac de l'occultisme",
répond à l'attente de tous : il initie le néophyte et clarifie la
pensée abstraite de l'adepte. Papus a commenté bien des
domaines que nous continuons d'approfondir. Durant les trente-sept
années de sa vie littéraire très active, on décompte cent
soixante titres, quatre cents articles : enthousiasme d'un extraordinaire
vulgarisateur, d'un créateur de centres spirituels, qui
a également exercé son métier de médecin sous le nom de
Gérard Encausse (1865-1916).
Comme tous les chercheurs d'absolu de son époque, Papus
a été marqué par les études sur la kabbale selon la pensée
de Pic de la Mirandole (1463-1494), de Cornélius Agrippa
(1486-1535), mais aussi de tous les courants contemporains de
la kabbale chrétienne avec Martinès de Pasqually (1727-1774) et
surtout de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803). Essentiellement
axé sur cet enseignement spiritualiste chrétien, Papus, ce
rénovateur des traités ésotériques, a regroupé chercheurs,
érudits, écrivains, en fondant en 1887 une maçonnerie particulière,
le Martinisme, qui diffuse sa pensée métaphysique.