Pas toujours facile de porter un nom de famille qui a défrayé la chronique judiciaire. Samira Benallal retrace le parcours de son petit frère Nordin en dénonçant les dysfonctionnements et les dérives qui ont fait de lui, à tort, «l'ennemi public numéro 1».
Samira a décidé de tirer des leçons du parcours chaotique de Nordin. Elle estime que chacun doit assumer la responsabilité de ses actes et que celui qui commet un délit doit en subir les conséquences. Il faut responsabiliser les jeunes belges issus de l'immigration à une citoyenneté active et faire valoir leurs droits sans négliger leurs devoirs.
Mais d'un autre côté, des mécanismes d'exclusion sociale et de discrimination sont générateurs de délinquance. Samira constate par exemple que la justice d'aujourd'hui stigmatise les jeunes issus de l'immigration. A délits identiques, les jugements sont plus sévères pour eux. Nous devons aussi agir contre cet engrenage fatal.
Samira a choisi de mener ce double combat. C'est dans ce but qu'elle a fondé en avril 2005 l'asbl DéClik, qui agit sur plusieurs axes afin de lutter contre toutes formes de discrimination qui touchent les jeunes issus de l'immigration. Elle a toujours été très sensible aux questions d'égalité, et comme dans notre société actuelle, l'égalité n'est toujours pas une réalité, elle milite avec force et conviction afin que chacun ait accès à une école de qualité, à la culture, à la pratique sportive et plus généralement à la sécurité d'existence.