La musique française de la fin du XVIIIe siècle
occupe une place privilégiée dans toutes les
couches de la société. Elle permet, par le concert,
le spectacle, l'office religieux, mais aussi et
surtout par une pratique amateur très développée,
d'en tisser les liens au quotidien. C'est cette
présence attachante et infiniment variée de la
musique dans les diverses sociétés de ce siècle
finissant que l'on s'est efforcé de montrer dans
cet ouvrage. Une telle consommation musicale
permit l'émergence d'un important et florissant
marché de l'art, qui exerça un fort pouvoir
d'attraction sur les musiciens de l'Europe. Paris,
capitale de la musique, offrait à ces artistes de
l'étranger des concerts à foison, la possibilité de
se faire éditer, de donner des cours... Une telle
effervescence encouragea évidemment les avant-gardes
les plus audacieuses.