Scindé en deux parties, l'ouvrage offre un double éclairage sur la période
romaine en Wallonie.
La première partie présente la métamorphose qu'a connue cette région depuis
la guerre des Gaules jusqu'à l'aube du Moyen-Âge.
Le processus de la Romanisation des peuples soumis par Rome est un phénomène
historique complexe qui offre d'autant plus de particularités qu'il touche
ici un territoire situé aux confins de l'Empire dont les occupants sont écartelés
entre des traditions culturelles d'origine variée. Prudemment, Rome intégrera
cette région et ses populations à l'Empire, mais on ne peut concevoir cette
intégration comme une assimilation complète qui aurait débouché sur un
abandon de l'identité culturelle régionale. Dans cette mesure, on préfère parler
d'acculturation, un processus dynamique dans lequel s'engage une culture
évoluant sous l'influence d'une autre.
L'héritage laissé par Rome est toutefois considérable, et ce malgré la disparition
de son système politique au début du Haut Moyen-Âge. Nombre de valeurs
intellectuelles subsisteront, comme la langue latine. D'autres plus tangibles
se rattachent à la culture matérielle, continuellement révélée par les découvertes
archéologiques. Ces valeurs matérielles font l'objet du présent ouvrage,
richement illustrées par les recherches conduites sur le territoire wallon par
plusieurs générations d'archéologues. Les traces laissées par Rome amènent
à évaluer l'importance de l'oeuvre accomplie : les travaux d'infrastructure, la
municipalisation et l'urbanisation de nos contrées, l'organisation d'une économie
de production nouvelle au sein du monde rural et à travers l'implantation
d'artisanats divers.
La seconde partie, quant à elle, propose un atlas topographique des sites
archéologiques gallo-romains en Wallonie, recensant les plus importants
d'entre eux, sélectionnés en fonction de leur état de connaissance.
Deux cent douze notices ont été rédigées par une équipe de scientifiques qui
produisent un travail collectif. Appuyé par de nombreuses illustrations, cartes
et plans, qui ont été réaménagés ou empruntés aux différents acteurs de
l'archéologie, il constitue une source documentaire de première importance
pour écrire l'histoire de notre région à la période romaine.