Par sa profonde connaissance du symbole, l'auteur nous initie à une autre lecture de l'Apocalypse de Jean. Le monde de la Genèse y est inexorablement remplacé par une terre nouvelle descendue du ciel par le miracle de l'ange initiateur dont la mesure est la lumière et l'outil essentiel le nombre. C'est par la force et la perfection du nombre sept que l'ange va transmuter les quatre éléments de la temporalité en les quatre éléments de l'intemporalité. Les sept sceaux, les sept trompettes, les sept coupes et les sept tonnerres vont successivement remplacer la terre, l'eau, le feu et l'air par le Verbe caché, le son vibrateur, le sang de l'Agneau et l'éclair de lumière. La nouvelle Terre sera quaternaire comme la précédente mais cette fois elle sera pétrie de lumineuse béatitude et de silence de connaissance...