La nuit moite d'été pèse encore sur la ville. Mais il fait déjà meilleur. Un peu de fraîcheur monte des rues étroites, et se glisse par les fenêtres ouvertes, vient caresser les corps nus abandonnés sur les draps. Ces heures matinales sont une bénédiction, que sacre là-haut la basilique immuable.
Bientôt, les premières lueurs du jour viendront pâlir la longue cohorte des immeubles, qui aspireront la lumière en même temps que l'air frais. Les lueurs des reverbères palissent aussi, la ville change de couleur, d'abord par le haut. Fourvière est encore la première à mener la danse.
La ville pulse son air et sa lumière, réveillant peu à peu les quartiers, en commençant par les collines.
Dors encore un peu, Fabien ! Garde encore un moment cette paix qui t'habite à présent, loin de tes inquiétudes et de tes désirs... Laisse la ville préparer le jour qui vient et s'habiller pour toi. Elle se fait belle...