Le présent ouvrage clôt le cycle des séminaires de la
chaire "Civilisations de l'Europe au Néolithique et à
l'âge du bronze" tenus au Collège de France de 1994
à 2007.
Il traite des sépultures du Néolithique, mais la
Protohistoire récente occidentale y tient aussi une
large place. Les civilisations historiques émergentes y
sont également bien représentées : premières dynasties
de l'Ancien Empire égyptien, dynastes ou dominants
sumériens d'Ur, "rois" de Mycènes, "élites" scythes aux
marges des grands empires antiques. Une communication
consacrée à la Sibérie renvoie à des populations comprises entre le Moyen
Age et les derniers siècles de notre ère.
C'est donc dans une perspective de longue durée que s'inscrit la présente
publication autour d'un thème - la mort comme miroir de la société - qui
demeure l'une des interrogations constantes de l'archéologie.
Le souhait est donc manifeste de naviguer au sein de sociétés bien différentes
en privilégiant globalement des exemples protohistoriques ou des organisations
sociales plus abouties.
Une question permanente imprègne ce livre : en quoi la sépulture, les tombes,
les nécropoles peuvent-elles refléter le social dans toute sa diversité - pouvoir,
hiérarchie, parenté, famille, peuplement et densité humaine, violence, rites de la
mort, histoire générale, etc. ?