1084 pièces conservées au musée de l'Arles antique sont présentées ici, en
neuf chapitres richement illustrés. L'ensemble couvre un arc chronologique de
douze siècles (du Ve av. J.-C. jusqu'à la fin du VIIe siècle).
Les objets complets (près de 50 % de la documentation publiée) viennent
principalement de contextes funéraires. Ce sont pour l'essentiel des vases à
parfum assez communs, des urnes et des éléments de parure, bien qu'il s'y
trouve aussi des flacons et des verres à boire qui n'ont aucun équivalent. Ce
mobilier offre une image large, mais incomplète, de la consommation du verre
dans l'Antiquité.
Les pièces arlésiennes conservées en dehors de la ville, celles qui sont aujourd'hui
disparues, mais dont reste le témoignage de leur mise au jour, et surtout
les très nombreux fragments issus des fouilles archéologiques donnent une idée
plus juste de l'extraordinaire variété des verres qui circulaient dans la société
antique arlésienne. Les traces d'un artisanat local sont aussi perceptibles.
L'utilisation du verre avant l'époque augustéenne est attestée par de simples
débris qui rendent également compte de la présence d'une vaisselle luxueuse et
d'importations jusqu'alors insoupçonnées. Les pièces intactes et les modestes
fragments révèlent l'emploi du verre dans l'architecture (vitrages, mosaïques),
le mobilier (éléments d'incrustation), le jeu et la parure.
Cet ouvrage participe au renouveau des études sur le verre, recherches qui
tendent à préciser la place de ce matériau dans l'économie antique en s'intéressant
aux usages domestiques, aux pratiques funéraires, mais aussi à l'artisanat et aux
flux commerciaux.