Emblématique du vêtement féminin sous
le Second Empire, la crinoline est également
un symbole de modernité. Alors que
le chemin de fer transporte les voyageurs
vers de nouveaux horizons, les idées et les
modes se diffusent à un rythme enlevé tout
en s'adaptant au mode de vie des femmes.
Fruit de la révolution industrielle qui
s'épanouit en France sous Napoléon III, la
crinoline bénéficie des progrès réalisés
dans la fabrication des étoffes, la confection
et la diffusion des modes.
Merveilleux support pour les robes des
grands couturiers, les châles en cachemire
et les bijoux, la crinoline est un élément
central du faste de la société du
Second Empire. Dénoncé par les contemporains
comme ruineux et tapageur, le costume féminin participe au creusement
des inégalités sociales et à les rendre plus visibles.
Accessoire indispensable de la femme à la mode, la crinoline contribue,
avec le corset, à modeler une silhouette répondant aux attentes esthétiques
et sociales du moment. L'avènement d'un mode de vie bourgeois emprisonne
la femme dans un carcan rigide et lui assigne un rôle social strictement
défini.
Illustré de nombreux costumes reconstitués, ainsi que d'accessoires et
de documents d'époque, l'ouvrage nous mène des bals aux bains de mer
et de l'opéra aux scènes de rue. Il dresse ainsi le portrait de personnages
aussi divers que la marchande à la toilette, la lavandière, la lionne ou la
dame de compagnie de l'impératrice.