En 1940, après l'armistice conclu par Pétain avec Hitler, Léonel de Moustier député du Doubs proclamait :
«Pétain est un traître, il sera fusillé»
Renier nos alliances pour pactiser avec le diable, c'était pour lui la plus grande honte de notre histoire, elle nous disqualifiait dans le monde civilisé.
En 2002, dans ce livre, Henri, son douzième enfant, retrace, avant qu'elle ne tombe dans l'oubli, l'épopée militaire et politique de son père. Il évoque le combattant d'élite, le député intransigeant - Léonel de Moustier, le 10 juillet 1940, a fait partie des quatre-vingt parlementaires qui, à l'Assemblée nationale, ont refusé d'accorder les pleins pouvoirs à Pétain (569 avaient voté pour) -, le résistant intrépide, le captif indomptable, le martyr transcendant, le «Compagnon de la Libération».
En divulguant des documents peu connus, il s'appuie sur des faits incontestables pour démontrer la faute imprescriptible de Pétain qui a abusé de la confiance aveugle des hommes politiques et de ses concitoyens pour conclure l'armistice, abolir la République, s'octroyer des pouvoirs dictatoriaux et collaborer avec l'ennemi.
Aujourd'hui, en écho à la colère de son père, il n'hésite pas à affirmer à ceux qui doutent encore de la culpabilité de Pétain dans l'armistice :
- Le Maréchal Pétain qui prétendait, en 1940, incarner l'honneur de la France devint un traître en livrant son pays à Hitler.
- L'agneau qui prétendait s'immoler sur l'autel de la Patrie était un vieux renard.
Il est possible d'avoir été momentanément trompé. Peut-on rester éternellement dupe ?