Pardon à tous les puristes amoureux de la syntaxe.
J'ai écrit ces mémoires, comme on parle, en dialoguant dans ma ville de Marseille. Point trop question dans le Midi d'employer le subjonctif, jamais à l'imparfait encore moins au plus-que-parfait.
Je suis une vraie Marseillaise qui a passé son enfance et sa jeunesse entre le 11e et le 10e Arrondissement. Et après direz-vous ? Vogue la galère ! ! J'ai presque fait le tour du monde, mais je n'ai rien oublié et ça, c'est plus que parfait.
Je dédie ces souvenirs à tous ceux que j'ai aimés, à tous ceux que j'aime. Je les dédie aussi à ceux et celles dont j'ai peu parlé mais que je n'ai pas oubliés... Pour mes amis d'enfance qui ont connu ce que j'ai connu.
Nous avons partagé de nombreux rêves, les avons-nous tous réalisés ?
Enfin je les dédie aux amis plus récents, ceux qui ont connu avec moi ces terres plus ou moins lointaines. Peut-être me reprocheront-ils de passer sous silence la beauté des paysages, qu'ils m'en excusent !
Les paysages, je les ai vus, certainement pas assez regardés pour bien les décrire.
Les mots, je les ai entendus, pris le temps de les écouter, pour pouvoir les transcrire.
Quant aux sentiments inspirés par les gens, ils sont inscrits en moi de manière indélébile.
De tout temps, les êtres où qu'ils soient ont eu plus d'importance que leur environnement.