Des personnages à peine dessinés, qui se croisent et ne se rencontrent pas.
Comme une aquarelle, ce livre place des formes d'abord floues, à peine suggérées et soudain l'image apparaît, entière et parfois amère.
Un couple, Robert et Elisabeth Bertholet, traverse la France pour acheter la maison d'Edwige Granier. Ils s'y installent. C'est le plein été. Il y a une vieille gouvernante, des cousins charmants. Et des tableaux d'ancêtres. C'est pesant. Elisabeth Bertholet se laisse envahir par le souvenir d'Eugénie Granier qu'elle découvre en interrogeant son portrait oublié sur un mur. Eugénie Granier occupe cette maison, prend toute la place, jusqu'à chasser les futurs acquéreurs. Edwige Granier, sa nièce, bien vivante et contemporaine, a mis en vente cette maison comme on s'en débarrasse. Elle fuit une maladie qui les atteint tous, les Granier, son frère, sa tante. Elle court après une espérance déçue qui ne la sauvera pas. Elisabeth se passionne. Robert s'ennuie. Et chacun se perd et perd ce qu'il cherche à cause d'une série de rendez-vous manqués.