Les progiciels de gestion intégrés (PGI ou, en anglais, ERP-Enterprise
Resource Planning) visent à intégrer dans
un même système toutes les applications informatiques
relatives à la production, à la gestion, aux relations avec
les clients et les fournisseurs. Les diffusion touche aujourd'hui
un grand nombre d'entreprises de toute taille, dans
l'industrie ou les services, marchands ou non marchands.
Les risques encourus lors de leur mise en place sont toutefois
à la mesure des bénéfices attendus. Car cette intégration
ne se réalise pas sans changements profonds dans les emplois,
l'organisation du travail, les compétences et les exigences de
formation. La puissance des PGI fascine les dirigeants
d'entreprise, mais leur emprise suscite la méfiance. Leur
réputation de broyeurs de postes de travail inquiète certains
salariés, tandis que d'autres y voient des perspectives positives
d'évolution de leur travail.
ù Présentant une série d'études de cas menées en Belgique
dans des entreprises équipées de différents PGI, puis comparées
avec les résultats d'études réalisées en France, au Canada et
dans quelques autres pays, cet ouvrage met en évidence
l'importance, souvent sous-estimée, des changements
organisationnels et des besoins de formation liés aux
PGI. Les cadres intermédiaires, les informaticiens, les comptables,
les logisticiens et autres utilisateurs de ces systèmes voient leurs
compétences élargies ou appauvries, valorisées ou menacées,
mais toujours remises en question. Les échecs des PGI sont
nombreux et bien souvent dus à une négligence des facteurs
organisationnels, humains et sociaux.
ù Rigidité ou flexibilité ? Renouveau du taylorisme ou
enrichissement des tâches ? Codification des connaissances
ou stimulation des attitudes apprenantes ? Ce livre démontre
que si les PGI sont des technologies fortement structurantes,
les choix managériaux en matière de gestion des
ressources humaines restent largement déterminants.