En quittant à jamais le Jura pour le Canada, le
narrateur éprouve une longue période d'adaptation.
La comparaison d'une Suisse idéalisée avec la réalité
d'une vie quotidienne nourrit inlassablement son mal
du pays. Seul le souvenir permet d'assurer une identité
fragile de l'entre-deux. Mais le retour momentané
au pays ne le console pas.
Ce livre, réédité dans sa forme originale, c'est
toute la nostalgie et la poésie de ceux qui ont choisi de
partir et qui finissent par réussir dans leur pays
d'adoption, sans renoncer toutefois à leurs racines.
Ce roman en partie autobiographique retrace les
difficiles étapes d'un long apprentissage de soi-même et
de l'autre. En quittant son Jura natal, Alfred Glauser
n'a jamais songé à un départ de longue durée, mais la
Seconde Guerre mondiale en a décidé autrement. Il
vécut ces années de séparation comme un véritable exil.
L'amour et l'écriture ont concouru finalement à lui
accorder un nouveau bonheur, d'où l'origine du Vent
se lève qui fait de l'émigration un chant à la vie.