Dix semaines de marche sur le chemin de Compostelle... L'auteur nous invite à l'accompagner dans sa démarche. Il se fait un guide et nous devenons ses confidents. Nous marchons avec lui à travers les méandres de sa réflexion, de ses interrogations, de ses états d'âme et de sa quête de sens. Ce pèlerin des temps modernes est un sociologue, véritable tisserand qui croise les fils de son expérience, riche de longues années d'engagement auprès de groupes sociaux, et les organise comme un motif autour d'une question: comment être toujours plus humain? Non pas devenir plus qu'humain, mais être simplement plus humain, encore plus... Comment poursuivre la création du monde à partir de nos liens tout simples et quotidiens de bonté et de fraternité? Comment parachever notre être-ensemble, nous rendre au bout de l'humain? Mais, ce chemin d'humanisation peut-il être parcouru en faisant fi de l'incertitude, de l'insaisissable, de l'inconnaissable, bref, du mystère? Confronté à la complexité du processus de sécularisation, l'auteur ne pourra plus imaginer une telle évolution sans référence à une réalité spirituelle. Est-ce l'effet d'un envoûtement du chemin de Compostelle, symbole remarquable de la chrétienté occidentale? Empruntant tantôt au récit de voyage, tantôt à l'écriture autobiographique, le texte prend à la fois des allures de journal intime, d'essai sociologique et d'autofiction où la mémoire, l'observation et l'imaginaire font bon ménage.