De tous les empereurs romains, Gaius Caesar, dit Caligula, a sans doute été le plus décrié, tant dans les romans que dans les films ou les pièces de théâtre. Le personnage Les historiens d'aujourd'hui sont en mesure d'affirmer que bien des témoignages ne correspondent pas à la réalité ou ont été déformés. Au vu de ces informations qu'obtient-on? Un fou dangereux avide de voir couler le sang? Certes non. Ce que l'on découvre, c'est un enfant élevé dans les camps militaires, qui a vu son père assassiné, sa mère et ses frères exécutés et qui a vécu chaque jour en craignant de ne pas voir l'aurore se lever. Les mémoires Caligula n'a jamais rédigé son histoire et Cristina Rodriguez a voulu, en écrivant cet ouvrage, devenir à la fois sa main et sa mémoire. Dans ce but, un nombre considérable de témoignages, de documents, d'articles et d'études ont été rassemblés afin que rien ne soit laissé au hasard. Ce roman est donc l'histoire de Caligula, racontée par lui-même à travers la main de Cristina Rodriguez. Parce qu'elle a su l'aimer, probablement parce qu'il l'a fascinée, et peut-être parce qu'elle a su comprendre ses espoirs fous et ses rêves idéalistes, car elle a aujourd'hui l'âge qu'il aurait eu en écrivant ses mémoires… L'historien Roland Auguet a dit que «l'histoire de Caligula a été écrite à l'envers, il faut la remettre debout». C'est ce que Cristina Rodriguez a fait dans Les Mémoires de Caligula.