La venue de la Seconde Guerre mondiale transpose la recherche atomique dans le domaine de la politique. Nombre de savants se trouvent alors impliqués dans une entreprise apparemment scientifique mais qui, en réalité, leur échappe totalement. L’amas de bombes atomiques, américaines ou russes, engendre alors une stratégie dissuasive, tandis que les moins nantis recourent aux moyens chimiques ou biologiques, jusqu’à ce que les Etats se tournent vers des stratégies guerrières économiques ou médiatiques. Dans le même temps l’idée de recourir au terrorisme ressurgit au sein d’organisations d’abord privées puis sponsorisées par des groupes de pression proches des institutions étatisées. Depuis cinquante ans la Guerre Froide dissuasive des deux Grands a fait place à un patchwork de menaces et d’attentats d’autant plus traumatisants qu’ils visent les opinions publiques en usant de moyens meurtriers dérisoires. Bombe A, bombe H, armes chimiques et biologiques, voici un tableau de ces menaces.